DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech
Navigation
  • Accueil
  • Cyber-attaques / fraudes
  • Intelligence artificielle
  • Failles / vulnérabilités
  • Pertes / vols de données
  • Cybercrime
  • Législation
Les derniers articles
  • Illustration sur le thème de la cybersécurité présentant un fond rouge saturé couvert de lignes de code binaire (0 et 1). Au centre, une loupe agrandit le mot « phishing » écrit en jaune. En haut à droite se trouve le logo noir et blanc de la HEIG-VD, et en bas à droite, le logo vert et blanc du site dcod.ch.
    Phishing : la HEIG-VD innove pour la sécurité des PME suisses
  • Photographie d'illustration pour la veille cyberattaque : une silhouette portant un sweat à capuche noir est assise de dos devant plusieurs écrans d'ordinateur affichant du code vert complexe et des données. L'environnement est une salle serveur sombre, éclairée par les lueurs bleues des écrans et des lumières oranges en arrière-plan, évoquant un hacker ou un analyste en action.
    Cyberattaques : les 8 incidents majeurs du 3 mars 2026
  • Illustration sur la cybersécurité montrant le logo de l'ETH Zurich et un clavier d'ordinateur symbolisant une faille des gestionnaires de mots de passe.
    Mots de passe : l’ETH Zurich expose la faille des gestionnaires
  • Illustration conceptuelle sur l'informatique quantique montrant le logo de l'EPFL en blanc sur un fond technologique rouge et violet, avec des flux de données binaires et une structure atomique stylisée.
    Quantique en Suisse : l’EPFL cible la refonte cryptographique
  • Illustration 3D pour la veille sur les vulnérabilités : un cadenas métallique ouvert est posé sur un circuit imprimé complexe. De vifs flux lumineux oranges et des triangles d'alerte rouges clignotants émanent du cadenas, symbolisant des failles de sécurité actives et des brèches dans un système informatique.
    Vulnérabilités : les 7 alertes critiques du 2 mars 2026
Suivez en direct
DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech
Cybersécurité • IA • Tech

Capter l'info, retenir l'essentiel. Pour les pros et passionnés.

DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech
  • Cyberattaques
  • Vulnérabilités
  • Vols de données
  • Cybercrime
  • IA & Tech
  • Législation cybersécurité

IA et droit d’auteur : l’usage loyal au cœur des procès de 2026

  • Marc Barbezat
  • 6 janvier 2026
  • 4 minutes de lecture
Illustration numérique futuriste dans des tons bleu néon, sur fond de ville nocturne et de carte du monde. Au centre, un bouclier lumineux orné d'un cadenas surplombe une balance de justice. Des lignes de réseau interconnectent ces éléments centraux à diverses icônes flottantes représentant des contenus numériques (musique, vidéo, livre, code, image), des serveurs de données et des utilisateurs globaux, symbolisant la protection et la régulation de l'information.
Au-delà des procès, la bataille se déplace sur les standards du web. Comprenez comment le contrôle des données d’entraînement menace l’accès à l’IA.

TL;DR : L’essentiel

  • Les actions en justice contre les développeurs d’intelligence artificielle se multiplient, contestant l’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner les modèles. Les décisions d’appel attendues pourraient redéfinir durablement la frontière entre copie illicite et usage loyal transformateur.
  • Une organisation de défense des droits numériques, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), est intervenue dans plusieurs affaires emblématiques, soutenant que l’analyse automatisée d’œuvres protégées relève de l’usage loyal, historiquement reconnu pour l’indexation, la recherche et la transformation non substitutive des contenus.
  • Selon cette organisation, étendre le droit d’auteur à l’entraînement des modèles renforcerait surtout la puissance des plus grandes plateformes technologiques. Les exigences de licences massives risqueraient d’exclure les petits acteurs, chercheurs indépendants et artistes expérimentant avec l’IA.
  • En parallèle des procès, des titulaires de droits tentent d’influencer les standards techniques du web au sein d’instances de normalisation. Leur objectif : intégrer des signaux de préférence permettant de restreindre l’usage de données collectées en ligne, y compris pour l’IA et la recherche.

Les batailles judiciaires et techniques de 2025 à propos du droits d’auteur et l’IA ne portent pas seulement sur une compensation financière; Elles cristallisent par contre un affrontement plus large autour du contrôle de l’innovation, de l’ouverture du web et de l’accès collectif aux outils d’intelligence artificielle.

L’année 2026 voit donc l’affrontement entre intelligence artificielle et droit d’auteur entrer dans une phase décisive. Les tribunaux, mais aussi les instances techniques qui façonnent l’architecture de l’internet, sont devenus des terrains clés pour déterminer si l’IA restera un outil largement accessible ou sera verrouillée par quelques acteurs dominants. Au cœur des débats : la qualification juridique de l’entraînement des modèles d’IA sur des œuvres protégées, et la volonté de certains titulaires de droits d’étendre leur contrôle bien au-delà des usages traditionnels.

L’entraînement des modèles d’IA au centre des procès sur l’usage loyal

La plupart des recours contre les développeurs d’IA suivent une trame désormais classique : des titulaires de droits soutiennent que l’utilisation de leurs œuvres pour entraîner les modèles constitue une violation du droit d’auteur, tandis que les entreprises invoquent l’usage loyal. Celui-ci désigne, dans le droit anglo-saxon, certaines utilisations d’œuvres protégées considérées comme légitimes, par exemple pour l’analyse, l’indexation ou la recherche. L’argument avancé est que le fait de copier des œuvres pour en extraire des statistiques ou des modèles ne remplace pas l’œuvre originale, mais la transforme à des fins différentes.

L'essentiel Cybersécurité, IA & Tech

Rejoignez la communauté. 3 fois par semaine, recevez l'analyse des tendances par Marc Barbezat. Pas de spam, juste de l'info.

Ou suivez le flux temps réel
Telegram Discord

L’Electronic Frontier Foundation, une organisation de défense des libertés numériques, rappelle que les tribunaux ont déjà reconnu par le passé que ce type de copie analytique pouvait relever de l’usage loyal. Selon son analyse, le simple fait qu’un modèle statistique procède à la “lecture” des œuvres ne change pas la nature de cet usage. L’entraînement des systèmes d’IA serait ainsi comparable à d’autres formes de fouille de données ou d’indexation, déjà admises comme légitimes. L’enjeu dépasse la seule technique : remettre en cause le droit de “prendre connaissance” des œuvres pour apprendre risquerait de fragiliser un principe fondamental de la liberté d’expression.

L’organisation a déposé des mémoires d’ami de la cour dans plusieurs procédures d’appel, notamment dans les affaires opposant des titulaires de droits à un service d’hébergement de code, à un fournisseur de recherche juridique automatisée, à un développeur de modèles d’IA, ainsi que dans un dossier visant un grand groupe technologique. Comme le détaille l’Electronic Frontier Foundation par ailleurs dans son analyse de l’année 2025, ces affaires pourraient servir de référence et influencer de nombreux contentieux similaires à venir. Les décisions sur l’usage loyal détermineront si l’entraînement de l’IA reste possible dans un cadre ouvert ou s’il devient un privilège réservé aux géants disposant de moyens de licences massives.

Standards du web : nouveaux leviers pour restreindre l’IA et la recherche

Face à l’incertitude judiciaire, certains titulaires de droits explorent un autre terrain : les standards techniques qui structurent le web. Au sein d’un organisme de normalisation de l’internet, des propositions visent à permettre aux sites de signaler des “préférences” contre certaines réutilisations des données collectées, notamment pour l’entraînement des modèles et pour les moteurs de recherche. Derrière un vocabulaire de préférence, les détracteurs y voient un véritable droit de veto technique sur des usages traditionnellement couverts par l’usage loyal.

Un tel système de signalisation pourrait, selon l’EFF, affecter des usages bien au-delà de l’IA générative. Des outils d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, des projets de recherche destinés à contrôler l’action publique ou à analyser des tendances sociétales reposent souvent sur l’exploration automatisée de contenus en ligne. Rendre ces collectes dépendantes de signaux définis par les éditeurs reviendrait à placer ces activités sous leur contrôle discrétionnaire, sans débat démocratique ni délibération judiciaire sur l’usage loyal.

L’organisation de défense des droits numériques s’est mobilisée dans ces discussions, dénonçant l’influence disproportionnée des éditeurs et grandes entreprises technologiques dans ces processus de standardisation. Selon elle, intégrer des modèles économiques particuliers directement dans l’infrastructure technique de l’internet reviendrait à figer des rapports de force au détriment des milliards d’utilisateurs qui bénéficient d’un web ouvert. Les propositions les plus dangereuses ont été temporairement écartées, mais le débat reste vif au sein des organismes de normalisation.

Une bataille de contrôle plus que de compensation financière

L’enjeu principal, tel que le décrit l’organisation impliquée dans ces dossiers, est celui du contrôle : qui décide de la manière dont les technologies d’IA peuvent être développées et utilisées, et dans quelles conditions des acteurs émergents peuvent encore entrer sur ce marché. Des régimes de licence trop larges et trop coûteux risqueraient de consolider encore davantage la position des grandes plateformes, plutôt que de protéger réellement l’emploi ou la diversité de la création.

Du point de vue des libertés numériques, attaquer les modèles d’IA à travers leur phase d’entraînement revient à remettre en question le droit d’apprendre à partir d’œuvres existantes, quelle que soit la personne ou la machine qui apprend. Les débats s’annoncent donc très vifs en 2026. Les décisions qui seront rendues dans les affaires en appel, tout comme l’évolution des standards du web, pèseront durablement sur la possibilité pour le public, les chercheurs et les développeurs indépendants de construire et de bénéficier d’outils d’intelligence artificielle dans un environnement ouvert.

Zéro paywall. Zéro pub.
DCOD reste en accès libre grâce à vos contributions. Chaque café compte.

☕ Je participe
Etiquettes
  • droit d’auteur
  • entraînement des modèles
Marc Barbezat

Fondateur et éditeur de DCOD - Restons en contact !

A lire également
Graphisme conceptuel illustrant les nouvelles mesures de surveillance numérique en Irlande : icônes de monitoring technique, carte stylisée de l'Irlande et réseau de connexions cryptées. Logo DCOD en bas à droite.
Lire l'article

Surveillance numérique en Irlande : la police infiltre le chiffrement

Logo rouge de LastPass et mot "Password" en surbrillance sur un fond de code hexadécimal et alphanumérique, illustrant la cybersécurité et la gestion des mots de passe.
Lire l'article

LastPass solde la violation de 2022 par un accord de 8 millions

Photographie montrant une jeune femme asiatique souriante dans une rue urbaine en Corée du Sud. Elle se tient devant un terminal de paiement électronique dont l'écran affiche "TRANSACTION CONFIRMED" et une icône de visage, indiquant une validation réussie par une technologie de biométrie faciale. D'autres passants et des enseignes en hangul sont visibles en arrière-plan.
Lire l'article

Biométrie en Asie : La reconnaissance faciale devient la norme mobile

Des idées de lecture recommandées par DCOD

Page frontale du livre Les Secrets du Darknet

Les Secrets du Darknet

Écrit par DarkExplorer, un ancien hacker repenti, ce guide complet vous offre une plongée fascinante dans les coulisses du Darknet, ainsi que les outils et les techniques nécessaires pour naviguer en toute sécurité dans cet univers souvent dangereux et mystérieux.

📘 Voir sur Amazon
Page frontale du livre Cybersécurité: Le guide du débutant

Cybersécurité: Le guide du débutant

Si vous voulez un guide étape par étape sur la cybersécurité, plus un cours gratuit complet sur la sécurité en ligne, plus un accès à une formidable communauté de hackers, ce livre est pour vous !

📘 Voir sur Amazon
Page frontale du livre Cybersécurité : tests d’intrusion des systèmes d’informations web

Cybersécurité : tests d’intrusion des systèmes d’informations web: Le guide des vulnérabilités web

Amplifiez vos compétences en cybersécurité avec ce guide exhaustif sur le pentesting et le bug bounty ! Conçu pour les pentesters, les bug hunters, les développeurs, et en fait toute personne curieuse de plonger dans le monde fascinant de la cybersécurité.

📘 Voir sur Amazon

🛒 Les liens ci-dessus sont affiliés : en commandant via ces liens, vous soutenez la veille DCOD sans frais supplémentaires 🙏

💡

Note : Certaines images ou extraits présents dans cet article proviennent de sources externes citées à des fins d’illustration ou de veille.
Ce site est indépendant et à but non lucratif. 👉 En savoir plus sur notre cadre d’utilisation.

DCOD | Cybersécurité • IA • Tech DCOD | Cybersécurité • IA • Tech
  • Marc Barbezat
  • À propos de DCOD / Contact
  • Politique de confidentialité de DCOD
Veille stratégique Cybersécurité, IA & Tech. Produite par Marc Barbezat.

Input your search keywords and press Enter.

DCOD est 100% indépendant
Vos cafés financent l'hébergement et les outils de veille. Merci !
Offrir un café ☕
☕

Un café pour DCOD ?

DCOD est un projet 100% indépendant et en accès libre grâce à votre soutien.
Si cette veille cyber vous est utile, un café aide à couvrir les frais.

☕ Offrir un café