Le département de la Justice (DoJ) a inculpé 17 Iraniens liés au Mabna Institute pour une campagne de cyberespionnage démarrée vers 2013, accusée d’avoir volé 31,5 téraoctets de données académiques. Selon SecurityAffairs, l’acte d’accusation « remplaçant » celui de mars 2018 ajoute huit nouveaux accusés et décrit des intrusions visant 144 universités américaines et 178 universités à l’étranger, mais aussi des entreprises, des ONG et au moins cinq agences fédérales ou d’États.
Les attaquants auraient ciblé plus de 100 000 comptes de professeurs dans le monde et compromis environ 8 000 d’entre eux, en réutilisant des identifiants volés pour entrer dans des bibliothèques universitaires et copier journaux, thèses, e-books et recherches. D’après Nextgov et BleepingComputer, une partie du contenu était ensuite revendue via deux sites, Megapaper.ir et Gigapaper.ir, dont l’un proposait même d’utiliser des comptes compromis pour accéder directement aux ressources des campus.
Ainsi, huit ans après la première salve, le DoJ réaffirme qu’un dossier « state-linked » reste ouvert longtemps, même sans arrestations probables. CyberScoop souligne que ce second acte intervient dans un contexte géopolitique plus tendu, où l’inculpation devient aussi un message stratégique. Dans cette affaire, la mécanique économique est centrale : transformer des accès volés en catalogue payant, puis élargir la palette avec des attaques par essais massifs de mots de passe contre des organisations, ce qui pousse les victimes à dépenser des dizaines de millions en investigation et remédiation, rapporte SecurityAffairs.
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Cette affaire rappelle l’importance d’une bonne hygiène informatique et en particulier sur les aspects d’authentification (mots de passe uniques, double facteur). Et côté riposte, la prime jusqu’à 10 millions de dollars citée par plusieurs sources indique que les suspects restent en effet hors d’atteinte directe et que la pression est l’axe principal d’action à défaut de pouvoir directement sanctionner.
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