Le security.txt est un fichier texte standardisé par la RFC 9116, publié à l’adresse /.well-known/security.txt d’un site, qui indique publiquement à qui signaler une faille de sécurité. Les infrastructures énergétiques figurent parmi les cibles prioritaires des attaques contre les infrastructures critiques : un point de contact clair et surveillé permet à un chercheur qui découvre une faille chez un exploitant de la signaler sans délai à la bonne personne, plutôt que de la laisser sans suite.
Analyses cybersécurité passives : Aucun scan de vulnérabilités, aucune tentative d’accès ni d’exploitation. Les contrôles se limitent à la lecture d’informations publiques que tout navigateur ou serveur de messagerie reçoit lors d’une connexion ordinaire au site.
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Liste des 493 acteurs de l'approvisionnement énergétique suisse et de leur fichier security.txt
État au 9 octobre 2026. Un nom ouvre la fiche de l'entité sur la carte.
Au 9 octobre 2026, 493 sites des acteurs de l'approvisionnement énergétique suisse évalués (security.txt) : 163 appliquent les bonnes pratiques (Point de contact publié pour signaler une faille de sécurité selon le standard RFC 9116 : qui prévenir, et dans quel délai la réponse est garantie à jour).
- Solide163(33%)
- Partiel12(2%)
- Non présent304(62%)
- Inatteignable14(3%)
Ces chiffres disent où en est le périmètre aujourd'hui. L'analyse consolidée montre leur évolution mois après mois et le plan d'action classé par gravité : voir l'analyse consolidée
Historique des évolutions
| Période | Valide | Présent (incomplet) | Expiré | Partiel | Absent | Injoignable | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| octobre 2026 | 154 | 6 | 3 | 12 | 304 | 14 | 493 |
Catalogue des contrôles
Voici le détail de chaque contrôle, regroupé par famille : fichier security.txt, en-têtes HTTP, enregistrements DNS. Chacun est évalué « Solide », « Partiel » ou « À renforcer » ; un contrôle qui n'a pas pu être mesuré (site injoignable, réponse DNS en échec) est « Non évalué » et ne compte ni comme réussite, ni comme défaut. Une question, ou besoin d'exclure un domaine ? Passez par le formulaire de contact.
security.txt
Point de contact publié pour signaler une faille de sécurité selon le standard RFC 9116 : qui prévenir, et dans quel délai la réponse est garantie à jour.
Guide complet : security.txt : le guide complet du signalement des vulnérabilités
STXT-PRESENTFichier security.txt publiéCritiquePourquoi c'est important. Quand une personne découvre une faille sur le site – un chercheur, un citoyen attentif -, elle doit savoir à qui la signaler. Sans point de contact publié, elle renonce souvent, ou rend la faille publique sans prévenir : l'entité l'apprend alors en même temps que les attaquants. L'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) attend des organisations qu'elles désignent ce contact à l'avance.
Comment ça fonctionne. Le fichier security.txt est un petit fichier texte au format standard (RFC 9116), placé à une adresse fixe du site : /.well-known/security.txt. Les chercheurs et les outils de signalement savent l'y trouver. Il contient au minimum une adresse de contact et une date de validité.
Comment c'est évalué.
- Solide : le fichier est publié à l'adresse attendue.
- À renforcer : le site répond, mais aucun fichier n'est publié à l'adresse attendue.
Gravité critique : s'il est « À renforcer », toute la famille « security.txt » est classée « À renforcer », quels que soient les autres résultats ; s'il est « Partiel », elle ne peut pas dépasser « Partiel ».
Comment corriger. Publier un fichier texte à l'adresse /.well-known/security.txt du site, avec au moins une ligne « Contact: » et une ligne « Expires: ». Choisir une adresse générique relevée par plusieurs personnes (par exemple securite@…), jamais la boîte d'une seule personne.
Site officiel – securitytxt.orgSTXT-CONTACTAdresse de contact valide (champ Contact)MajeurPourquoi c'est important. C'est l'information essentielle du fichier : l'adresse ou le formulaire où envoyer un signalement. Un fichier sans contact ne permet à personne de signaler quoi que ce soit.
Comment ça fonctionne. La ligne « Contact: » indique une adresse e-mail (mailto:), un formulaire web (https://) ou un numéro de téléphone. Elle peut être répétée pour proposer plusieurs moyens de contact.
Comment c'est évalué.
- Solide : le fichier indique au moins un contact.
- À renforcer : le fichier existe, mais sans ligne « Contact: » exploitable.
Gravité majeure : s'il est « À renforcer », la famille « security.txt » ne peut pas dépasser « Partiel ».
Comment corriger. Ajouter une ligne « Contact: mailto:securite@exemple.ch » – une ligne par moyen de contact.
Spécification RFC 9116 (champ Contact)STXT-EXPIRESDate de validité renseignée (champ Expires)MajeurPourquoi c'est important. Un contact publié il y a des années n'est peut-être plus relevé. La date de validité dit jusqu'à quand l'information est garantie à jour ; passé cette date, les outils de signalement considèrent le fichier comme périmé et l'ignorent.
Comment ça fonctionne. La ligne « Expires: » porte une date au format international, par exemple 2027-06-30T00:00:00Z. La norme recommande une échéance à moins d'un an, à repousser à chaque relecture du fichier.
Comment c'est évalué.
- Solide : une date de validité future est indiquée.
- À renforcer : la date est dépassée, ou absente.
Gravité majeure : s'il est « À renforcer », la famille « security.txt » ne peut pas dépasser « Partiel ».
Comment corriger. Ajouter ou mettre à jour la ligne « Expires: » avec une date d'ici un an au plus, et prévoir un rappel pour la repousser avant l'échéance.
Spécification RFC 9116 (champ Expires)STXT-BOTH-VARIANTSFichier accessible avec et sans wwwMineurPourquoi c'est important. Un site est souvent joignable à deux adresses, avec et sans « www ». Si le fichier n'est servi que sur l'une, une personne ou un outil qui passe par l'autre conclut qu'il n'existe pas.
Comment ça fonctionne. La mesure interroge les deux variantes de l'adresse, par exemple exemple.ch et www.exemple.ch.
Comment c'est évalué.
- Solide : le fichier est accessible sur les deux variantes, directement ou par redirection.
- À renforcer : il n'est accessible que sur l'une des deux.
Gravité mineure : il compte dans le score de la famille, sans jamais plafonner sa note.
Comment corriger. Servir le même fichier sur les deux variantes, ou rediriger l'une vers l'autre.
STXT-ENCRYPTIONClé de chiffrement publiée (champ Encryption)MineurPourquoi c'est important. Un signalement de faille décrit souvent comment attaquer le site. Envoyé en clair par e-mail, il peut être intercepté. Une clé de chiffrement publiée permet d'envoyer ce rapport de façon confidentielle.
Comment ça fonctionne. La ligne « Encryption: » pointe vers la clé publique (souvent OpenPGP) de l'équipe qui reçoit les signalements. C'est un champ facultatif de la norme : recommandé, jamais exigé.
Comment c'est évalué.
- Solide : une clé de chiffrement est indiquée.
- À renforcer : aucune clé n'est indiquée. Simple recommandation : ce champ ne pèse que peu dans le score.
Champ facultatif : recommandé, jamais exigé. Il compte pour peu dans le score de la famille, sans jamais plafonner sa note.
Comment corriger. Ajouter une ligne « Encryption: https://exemple.ch/cle-pgp.asc » pointant vers la clé publique de l'équipe de sécurité.
Spécification RFC 9116 (champ Encryption)STXT-LANGUAGESLangues de contact indiquées (champ Preferred-Languages)MineurPourquoi c'est important. En Suisse, un signalement peut arriver en français, en allemand, en italien ou en anglais. Indiquer les langues acceptées évite qu'un rapport reste sans suite faute d'être compris.
Comment ça fonctionne. La ligne « Preferred-Languages: » liste les langues dans lesquelles l'équipe peut traiter un signalement, par exemple fr, de, it, en. C'est un champ facultatif de la norme.
Comment c'est évalué.
- Solide : les langues acceptées sont indiquées.
- À renforcer : aucune langue n'est indiquée. Simple recommandation : ce champ ne pèse que peu dans le score.
Champ facultatif : recommandé, jamais exigé. Il compte pour peu dans le score de la famille, sans jamais plafonner sa note.
Comment corriger. Ajouter une ligne « Preferred-Languages: fr, de, it, en » listant les langues acceptées pour un signalement.
Spécification RFC 9116 (champ Preferred-Languages)Questions fréquentes
Ces analyses de cybersécurité sont-elles intrusives ?
Non. Tout ce qui est mesuré ici est public et déjà lu par n’importe quel visiteur ou serveur de messagerie : les en-têtes renvoyés par la page d’accueil, des enregistrements DNS interrogés à chaque courriel reçu, et le fichier security.txt là où il est publié. S’y ajoutent deux bases publiques, consultées sans jamais contacter l’entité : la liste de préchargement HSTS intégrée aux navigateurs et la base de routage du RIPE NCC (RIPEstat). Aucun test d’intrusion, aucune recherche de vulnérabilité, aucune tentative d’authentification, aucun formulaire soumis. Une seule requête par domaine et par passage sert toutes les familles de contrôles à la fois, et le User-Agent des sondes désigne cette page, pour qu’un exploitant qui inspecte ses journaux sache d’où vient le trafic.
Pourquoi le résultat détaillé des entités n’est-il pas public ?
Publier « tel site n’applique pas telle protection » revient à dresser une liste de cibles, ce qui n’aide personne à corriger. Cette page publie donc des agrégats : combien d’entités appliquent les bonnes pratiques, dans quelles proportions, et comment la situation évolue. La carte montre le verdict de chaque entité, jamais la liste de ses manques. Le fichier security.txt fait exception et reste public car il permet de désigner à qui signaler une faille.
Qui peut consulter le résultat détaillé d’une entité ?
Le responsable de la sécurité des systèmes d’information (CISO) de l’entité concernée, ou de la collectivité dont elle dépend : un CISO cantonal voit son canton et l’ensemble des communes de ce canton, un CISO communal voit sa commune. Des portées sectorielle et nationale existent pour les organisations qui coordonnent plusieurs établissements.
Qui peut obtenir un accès, que voit-il de plus, et comment le demander ?
L’accès est ouvert aux responsables sécurité des entités suivies, sur demande et après vérification. Dans sa portée, un accès approuvé donne le détail contrôle par contrôle, la liste de ce qui reste à corriger, l’historique de chaque entité, une fiche PDF et l’analyse consolidée avec son plan d’action. La demande se fait sur cette page : demander un accès.
Que mesure le score de sécurité et comment est-il construit ?
Chaque contrôle porte un poids et une gravité. Le résultat d’une famille de contrôles est évalué selon trois niveaux : « Solide » à partir de 80 % des points, « Partiel » à partir de 40 %, « À renforcer » en dessous. Deux plafonds s’appliquent ensuite, quel que soit le total : un contrôle critique en échec ramène à « À renforcer », un contrôle critique partiel ou un contrôle majeur en échec interdit de dépasser « Partiel ». Le score global est la moyenne des sondes ayant produit un verdict, sur la même échelle. Ce qui n’a pas pu être mesuré reste « Non évalué » et n’entre pas dans cette moyenne. Pour en savoir plus : le détail des poids et des gravités, contrôle par contrôle.
Que sont les indicateurs complémentaires, affichés à titre informatif ?
Des mesures relevées à chaque analyse pour éclairer, sans noter : accès en IPv6 du site et de la messagerie, inscription dans la liste de préchargement HSTS des navigateurs, signature RPKI de la route vers le serveur, certificat des serveurs de messagerie ancré dans le DNS (DANE), traceurs publicitaires ou d’audience et polices Google appelés par la page d’accueil, opérateur et pays d’enregistrement des adresses du site et de la messagerie. Elles n’entrent dans aucun résultat : ces pratiques restent peu répandues ou dépendent de l’hébergeur, et une page lue sans exécuter de script ne dit pas si un traceur attend le consentement du visiteur. Le pays est celui sous lequel l’adresse est enregistrée, en général le siège de l’opérateur, pas l’emplacement du serveur. Le public en voit les parts par périmètre ; le détail par entité reste réservé à ses responsables sécurité.
À quelle fréquence ces données sont-elles mises à jour ?
Chaque périmètre est analysé sur une base mensuelle. La date exacte de la mesure affichée figure en tête des statistiques, plus haut sur cette page, et l’historique en conserve la trace mois après mois. Une correction apportée par une entité apparaît donc au passage suivant, pas le jour même.
Qu’est-ce qu’un fichier security.txt et à quoi sert-il ?
C’est un fichier texte publié à une adresse fixe, /.well-known/security.txt, normalisé par la RFC 9116. Il indique à qui signaler une faille de sécurité, dans quelle langue, et jusqu’à quelle date l’information est tenue à jour. Le publier revient à désigner, avant l’incident, qui traite les signalements – une attente de l’OFCS. Sans lui, la personne qui découvre un problème doit improviser : formulaire de contact générique, réseaux sociaux, ou renoncer. La bonne pratique est d’y indiquer une boîte générique relevée par plusieurs personnes plutôt que l’adresse d’une seule. Champs, politique de divulgation, obligations NIS2 et CRA, déploiement en six étapes : le guide complet de security.txt.