La FINMA autorise plusieurs milliers d’intermédiaires financiers en Suisse. Cette page en mesure une sélection — banques, maisons de titres, assurances, gestionnaires de fonds, infrastructures des marchés financiers, plateformes DLT et organismes de surveillance — retenue pour son importance systémique ou son exposition au public, sur trois domaines : point de contact de sécurité, entêtes HTTP, protection contre l’usurpation d’e-mail.
Cette sélection n’a pas vocation à l’exhaustivité et ne mesure ni la sécurité réelle d’un établissement, ni la solidité de ses systèmes internes (plateformes de trading, paiements, coffres numériques…) : la carte n’est pas le territoire.
Aucun scan de vulnérabilités, aucune tentative d’exploitation. Ces contrôles se limitent à lire des informations déjà publiques — les mêmes qu’un navigateur ou un serveur de messagerie reçoit de toute façon en se connectant normalement à ce site.
Chargement de la carte…
Que révèle la carte à l’échelle d’un groupe financier ?
Plusieurs entités de ce jeu de données partagent le même nom de domaine — les infrastructures de marché du groupe SIX, ou les filiales d’un grand établissement bancaire, par exemple. Leur résultat de sécurité est alors identique par construction : elles partagent le même site, donc la même configuration. La carte montre aussi une concentration géographique attendue autour des places financières de Zurich et Genève, quand les banques cantonales et assurances régionales dessinent une présence plus répartie sur le territoire.
Historique des évolutions
| Période | Solide | Partiel | À renforcer | Non évalué | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026-08 | 29 | 51 | 16 | 1 | 97 |
| 2026-09 | 28 | 53 | 16 | 0 | 97 |
Catalogue des contrôles
Détail technique de chaque contrôle ci-dessous. Sources : en-têtes HTTP, enregistrements DNS, fichier security.txt. Vérification automatique et périodique (hebdomadaire ou mensuelle selon le jeu de données) par DCOD, dans le cadre d'un observatoire public de la sécurité des sites suisses. Une question, ou besoin d'exclure un domaine ? hello@dcod.ch
security.txt
Point de contact publié pour signaler une faille de sécurité selon le standard RFC 9116.
STXT-PRESENTFichier security.txt publiéCritiqueSans point de contact publié, une personne qui découvre une faille ne sait pas à qui l'annoncer et renonce souvent.
Publier un fichier texte à l'adresse /.well-known/security.txt du site.
En savoir plus ↗STXT-CONTACTAdresse de contact valide (champ Contact)MajeurSeul champ obligatoire de la RFC 9116 : c'est lui qui porte l'adresse ou le formulaire de signalement.
Ajouter une ligne « Contact: mailto:security@exemple.ch » (répéter la ligne pour plusieurs contacts, ne pas la renommer).
En savoir plus ↗STXT-EXPIRESDate de validité renseignée (champ Expires)MajeurÉgalement obligatoire : il indique jusqu'à quand l'information de contact est considérée comme à jour.
Ajouter « Expires: » avec une date ISO 8601 future (par exemple dans un an) et penser à la renouveler.
En savoir plus ↗STXT-BOTH-VARIANTSFichier accessible avec et sans wwwMineurUn fichier servi par une seule des deux variantes reste invisible pour qui arrive par l'autre.
Servir le même fichier sur les deux variantes, ou rediriger l'une vers l'autre.
Entêtes de sécurité
Mesures de durcissement annoncées par le site à chaque visite, qui protègent l'internaute dans son navigateur.
HEAD-HTTPSConnexion chiffrée disponible (HTTPS)CritiqueSans HTTPS, tout ce qui circule entre le visiteur et le site peut être lu ou modifié en chemin. Ce contrôle vérifie que le site répond correctement en HTTPS, pas la redirection depuis l'ancienne adresse en http://.
Installer un certificat (Let's Encrypt est gratuit et automatisable) et servir le site en HTTPS.
En savoir plus ↗HEAD-REDIRECTRedirection automatique vers HTTPSMajeurSans redirection, un visiteur qui tape l'adresse sans https:// reçoit d'abord une réponse en clair : HSTS, qui suppose déjà une première visite réussie en HTTPS, ne peut s'appliquer qu'après.
Configurer le serveur pour rediriger (301 ou 302) toute requête HTTP vers l'adresse HTTPS équivalente, dès le premier saut.
- Le port 80 répond directement (le contenu est servi en clair) au lieu de rediriger vers l'adresse HTTPS.
- Une redirection a bien lieu, mais pas vers une adresse en https:// (ou sans indiquer de destination) : le premier échange reste en clair malgré tout.
HEAD-HSTSNavigateur forcé à rester en HTTPS (HSTS)MajeurIndique au navigateur de n'utiliser que HTTPS pour ce site, y compris si le visiteur tape l'adresse sans https://.
Ajouter l'en-tête « Strict-Transport-Security: max-age=31536000 » (6 mois minimum recommandés).
- Aucun en-tête Strict-Transport-Security n'est envoyé : le navigateur n'est jamais forcé à rester en HTTPS pour ce site.
- L'en-tête est présent mais sans durée (max-age) exploitable : le navigateur ne peut pas retenir la consigne.
- La durée annoncée (max-age) est inférieure à 6 mois : la mesure existe, mais une visite un peu espacée suffit à la faire expirer.
HEAD-CSPListe des scripts et ressources autorisés (CSP)MineurLimite les scripts et ressources que la page a le droit de charger, ce qui réduit fortement l'impact d'une injection de code.
Définir une politique, en commençant en mode rapport (Content-Security-Policy-Report-Only) pour vérifier qu'elle ne casse rien.
- Aucune politique de sécurité de contenu n'est envoyée, ni en mode appliqué ni en mode rapport.
- La politique publiée est en mode « rapport seul » (Content-Security-Policy-Report-Only) : elle observe les violations sans encore en bloquer aucune.
HEAD-NOSNIFFType de fichier non réinterprété par le navigateur (nosniff)MineurEmpêche le navigateur de deviner le type d'un fichier, et donc d'exécuter comme script un contenu qui n'en est pas un.
Ajouter l'en-tête « X-Content-Type-Options: nosniff ».
En savoir plus ↗HEAD-FRAMEProtection contre l'affichage dans un cadre invisible (anti-clickjacking)MineurEmpêche un site tiers d'afficher les pages du site dans un cadre invisible pour faire cliquer l'internaute à son insu.
Ajouter « X-Frame-Options: SAMEORIGIN », ou la directive frame-ancestors dans la politique CSP.
En savoir plus ↗HEAD-REFERRERInformations limitées vers les liens sortants (Referrer-Policy)MineurContrôle les informations d'origine transmises aux sites tiers lorsqu'un visiteur suit un lien sortant.
Ajouter « Referrer-Policy: strict-origin-when-cross-origin ».
- Aucun en-tête Referrer-Policy n'est envoyé : le navigateur applique son comportement par défaut, qui varie d'un navigateur à l'autre.
- La politique publiée est « unsafe-url » : l'adresse complète (chemin compris) est transmise à chaque site tiers lié, y compris depuis une page en HTTPS vers un lien en HTTP.
HEAD-PERMISSIONSAccès aux fonctions du navigateur limité (Permissions-Policy)MineurDéclare quelles fonctionnalités du navigateur (caméra, micro, géolocalisation) la page peut solliciter.
Ajouter une politique fermant ce qui n'est pas utilisé, par exemple « Permissions-Policy: camera=(), microphone=(), geolocation=() ».
En savoir plus ↗HEAD-VERSIONNuméro de version du logiciel non divulguéMineurUn numéro de version précis (Apache/2.4.41, PHP/7.4.3…) permet à un attaquant de cibler directement les failles connues de cette version, sans avoir à les chercher.
Configurer le serveur pour masquer le numéro de version dans les en-têtes Server et X-Powered-By (souvent ServerTokens/ServerSignature sous Apache, expose_php sous PHP).
En savoir plus ↗HEAD-COOKIESCookies protégés (Secure, HttpOnly, SameSite)MineurSans l'attribut Secure, un cookie peut être intercepté si le site est un jour accédé en clair. Sans HttpOnly, un script injecté peut le lire. Sans SameSite, il est envoyé vers des sites tiers qui n'en ont pas besoin.
Ajouter les attributs Secure, HttpOnly et SameSite (Lax au minimum) à chaque cookie posé par le site.
En savoir plus ↗Sécurité e-mail
Enregistrements DNS publics qui empêchent d'envoyer un courriel en se faisant passer pour cette entité.
EMAIL-SPFExpéditeurs de courrier autorisés (SPF)CritiqueDéclare quels serveurs ont le droit d'envoyer du courrier au nom du domaine. Sans lui, n'importe qui peut se faire passer pour l'entité auprès des administrés.
Publier un enregistrement TXT « v=spf1 … -all » listant les serveurs autorisés. Terminer par -all (rejet) : sans cela, l'enregistrement n'a pas d'effet contraignant réel (~all ne fait que marquer, ?all ne fait rien), et « +all » autorise au contraire le monde entier. Un seul enregistrement SPF par domaine : plusieurs annulent la protection.
- Aucun enregistrement SPF n'est publié pour ce domaine.
- Deux enregistrements SPF (ou plus) sont publiés en même temps : selon la RFC 7208, les serveurs destinataires doivent alors ignorer complètement la vérification (permerror), comme s'il n'y en avait aucun.
- L'enregistrement publié se termine par « +all », qui autorise explicitement n'importe quel serveur à envoyer du courrier au nom du domaine – une autorisation générale, pas une protection incomplète.
- L'enregistrement publié se termine par « ~all » (marquage) plutôt que « -all » (rejet) : purement indicatif, un serveur destinataire a le droit de délivrer quand même le courriel frauduleux normalement. Le domaine reste donc usurpable en pratique.
- L'enregistrement publié ne se termine ni par « -all » ni par « ~all » (et n'utilise pas non plus « redirect= ») : il ne restreint donc aucun expéditeur.
EMAIL-DMARCPolitique appliquée aux courriels frauduleux (DMARC)CritiqueIndique aux serveurs destinataires quoi faire des courriels qui échouent aux vérifications, et permet de recevoir des rapports sur les tentatives d'usurpation.
Publier un TXT sur _dmarc.<domaine>, en commençant par « v=DMARC1; p=none; rua=mailto:… » pour observer, puis durcir vers p=reject (p=quarantine reste une étape intermédiaire : le courriel frauduleux atteint quand même la boîte du destinataire). Une fois à p=reject, viser pct=100 (ou l'omettre, valeur par défaut) et sp=reject si le domaine a des sous-domaines. Un seul enregistrement DMARC par domaine : plusieurs font ignorer la politique par les destinataires.
- Aucun enregistrement DMARC n'est publié sur _dmarc.<domaine>.
- Deux enregistrements DMARC (ou plus) sont publiés en même temps : selon la RFC 7489, les destinataires doivent alors ignorer la politique (permerror), comme s'il n'y en avait aucune.
- Un enregistrement DMARC existe, mais sans balise « p= » exploitable (none, quarantine ou reject) : les destinataires ne savent pas quoi faire des courriels non conformes.
- La politique publiée est « p=none » : c'est l'étape de surveillance recommandée avant de durcir, mais elle ne bloque ni ne marque encore aucun courriel frauduleux.
- La politique publiée est « p=quarantine » : les courriels frauduleux sont déviés vers les indésirables plutôt que rejetés – une réduction réelle du risque, mais le message atteint quand même la boîte du destinataire et reste à sa merci.
- La politique « p=reject » n'est appliquée qu'à une fraction des courriels frauduleux (balise « pct= » inférieure à 100) : le reste retombe sur une politique plus faible, comme si aucun rejet n'était configuré pour cette part-là.
- Le domaine lui-même est bien protégé (« p=reject »), mais ses sous-domaines le sont moins (balise « sp= » plus faible) : un courriel usurpant un sous-domaine (ex. newsletter.<domaine>) peut échapper au rejet.
EMAIL-DNSSECRéponses DNS signées et vérifiables (DNSSEC)MajeurSigne les réponses DNS du domaine, ce qui empêche de rediriger silencieusement les visiteurs ou le courrier vers un serveur illégitime.
Activer DNSSEC chez l'hébergeur de la zone DNS (souvent une simple case à cocher), puis publier l'enregistrement DS chez le registraire.
En savoir plus ↗Questions fréquentes
D’où viennent les données sur les établissements analysés ?
La liste provient du registre public des intermédiaires financiers autorisés par la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers), recoupée et complétée manuellement par DCOD avec le domaine officiel de chaque établissement.
Un établissement n’apparaît pas, ou avec un mauvais domaine. Que faire ?
Signalez-le : la correction sera appliquée au prochain scan. Fusions, changements de raison sociale ou de domaine sont recoupés régulièrement, mais un signalement direct reste le moyen le plus rapide de corriger une fiche.
Un petit établissement peut-il vraiment atteindre le niveau « solide » ?
Oui. Les trois domaines mesurés ne demandent ni équipe dédiée ni budget conséquent : un fichier texte, quelques lignes de configuration serveur et deux ou trois enregistrements DNS. Ce sont des réglages ponctuels, pas une charge d’exploitation continue.
Pourquoi certains établissements sont-ils « non évalués » ?
Parce que la mesure elle-même n’a pas pu se faire : site injoignable au moment de l’analyse, domaine qui ne résout plus, ou délai d’attente dépassé. Ce statut n’est jamais un échec imputé à l’établissement, seulement l’aveu que nous ne savons rien.
Pourquoi le résultat détaillé d’un établissement n’est-il pas public ?
Publier le détail précis des lacunes d’une banque ou d’une assurance est sans bénéfice pour le public au-delà de la vue d’ensemble déjà disponible. Le résultat individuel reste donc réservé.
Qui peut obtenir un accès, et que voit-il de plus ?
Ce périmètre ne dispose pas encore d’un accès en libre-service comme celui ouvert aux responsables de sécurité des cantons et communes. Un établissement qui souhaite consulter son propre résultat peut contacter DCOD directement.
Un marqueur neutre sur la carte signifie-t-il que l’établissement n’est pas évalué ?
Pas nécessairement : il peut aussi être bien évalué mais réservé (voir ci-dessus). Le tableau de comparaison par canton peut afficher un agrégat, mais seulement à partir de deux établissements évalués dans ce canton — sous ce seuil, aucun agrégat n’est publié, pour ne jamais révéler indirectement le résultat d’un établissement isolé.