TL;DR : L’essentiel
- L’anxiété liée à l’absence de téléphone touche davantage la Suisse romande que la Suisse alémanique.
- Les jeunes adultes de 16 à 35 ans restent la tranche d’âge la plus exposée à la nomophobie.
- La vérification continue des messages constitue le comportement compulsif le plus fréquent chez les utilisateurs sondés.
La dépendance au smartphone concerne plus la population romande que les résidents d’outre-Sarine. Selon une enquête menée en septembre 2026 par l’institut Innofact pour le comparateur en ligne Comparis, 37% des habitants de Suisse romande montrent des signes clairs de nomophobie, contre 28% en Suisse alémanique. À l’échelle nationale, la proportion atteint près d’un tiers de la population, ce qui représente plus de 2 millions de personnes concernées par cette peur irrationnelle de se retrouver sans appareil ou sans connexion mobile. Un groupe supplémentaire d’un peu plus de 7% de la population manifeste même des formes très marquées de cette addiction comportementale.
Le “clivage linguistique” devient encore plus net lors de l’évaluation du manque prolongé. En Suisse romande, un peu plus de 42% des sondés ressentent une vive anxiété à l’idée de passer au moins 24 heures sans téléphone portable, alors que cette proportion retombe à 29% en Suisse alémanique. Cet écart territorial s’explique directement par des habitudes d’usage distinctes : les Romands recourent plus intensément aux réseaux sociaux et aux services en ligne pour s’informer ou se divertir. La fracture générationnelle accentue ce phénomène, puisque près de la moitié des jeunes âgés de 16 à 35 ans présentent des manifestations évidentes de dépendance au quotidien.
Cette dépendance prend des formes concrètes lors de l’utilisation journalière du terminal. La moitié des personnes interrogées affirment vérifier constamment leur appareil afin de ne manquer aucun appel ni aucun message entrant. Le stress ressenti lorsque le téléphone n’est pas à portée de main touche 35% des participants, tandis que 34% signalent une nervosité immédiate dès que le niveau de batterie faiblit. Les résultats du sondage, conduit auprès de 1’027 personnes âgées de 16 à 74 ans à travers toutes les régions de Suisse, soulignent la généralisation de cette anxiété numérique dans la vie quotidienne.
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