TL;DR : L’essentiel
- Le collectif stegan0gram a décroché une caméra Flock Safety afin de copier son logiciel interne et de vérifier ses réelles capacités d’observation sur la voie publique.
- L’analyse du système embarqué démontre que les algorithmes identifient explicitement les piétons et les cyclistes en calculant un indice de confiance, au-delà des seuls véhicules.
- Une clé de déchiffrement stockée sans protection dans la mémoire locale a permis de lire plus de 27 000 vidéos, contredisant les garanties d’inviolabilité formulées par l’entreprise.
Le collectif de pirates stegan0gram a démonté une caméra routière Flock Safety afin d’extraire son logiciel interne et d’évaluer ses capacités réelles de surveillance. Cette opération physique a ciblé un équipement fonctionnant sous Android, doté d’une vingtaine d’applications dédiées et d’un processeur similaire à ceux des téléphones de milieu de gamme. Comme le rapporte Ars Technica, les assaillants ont exploité une partition non chiffrée pour récupérer une clé de sécurité stockée directement sur l’appareil. Ce code d’accès a permis de déverrouiller plus de 27 000 courtes séquences vidéo enregistrées localement, réfutant la position du constructeur qui affirmait que ces fichiers demeuraient inaccessibles en cas d’accès physique au matériel.
Cette analyse technique intervient dans un climat de vive méfiance envers le réseau national du fabricant, partagé entre plus de 2 000 agences publiques et déjà mis en cause pour des recherches liées à l’avortement ou à des contrôles migratoires hors juridiction. L’examen des modèles de vision par ordinateur montre que le boîtier ne se contente pas de cadrer des véhicules, mais isole spécifiquement les personnes et les cyclistes en leur attribuant un score de certitude. Selon l’enquête publiée par 404 Media, l’algorithme cherche si largement les plaques qu’il a déjà confondu un écusson de drapeau américain fixé sur la sacoche d’un motard avec une plaque minéralogique.
Les journaux d’activité ont également mis en évidence un matériel saturé, enregistrant plus de 27 000 erreurs de mémoire pleine ainsi que de multiples redémarrages inopinés. Face aux dégradations répétées, plusieurs villes ont décidé d’abandonner totalement ces dispositifs, tandis qu’un service de police a déployé un faux boîtier imprimé en trois dimensions pour piéger les saboteurs. Les auteurs de l’extraction ont quant à eux annoncé leur intention de diffuser leur méthode technique, afin d’encourager d’autres opérations similaires.
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