TL;DR : L’essentiel
- Le collectif criminel ShinyHunters revendique le vol de deux à trois téraoctets d’informations sensibles touchant la quasi-totalité des employés et postulants du FBI, tout en modifiant la page d’accueil de la plateforme dédiée aux recrutements de l’agence.
- Un échantillon de cinq mille dossiers a été fourni à 404 media qui a vérifié par des outils de renseignement contient les numéros de téléphone, les adresses postales, les dates de naissance ainsi que des éléments d’état civil relatifs aux conjoints de fonctionnaires de la justice fédérale américaine.
- Les cybercriminels exigent la suppression sous sept jours d’un rapport officiel les accusant de harcèlement.
Le piratage du FBI revendiqué par le groupe cybercriminel ShinyHunters a entraîné la compromission d’archives massives relatives aux agents spéciaux ainsi qu’aux candidats ayant postulé auprès de la police fédérale américaine. Comme l’a révélé TechCrunch, les assaillants ont défacé le portail officiel des candidatures en y affichant un message parodiant les avis de saisie judiciaire habituellement utilisés par les forces de l’ordre. L’agence fédérale a confirmé avoir détecté une activité anormale sur son infrastructure web et ouvert une enquête interne pour mesurer l’étendue exacte de l’incident.
Selon les précisions rapportées par 404 Media, l’attaque a débuté par l’exploitation d’une vulnérabilité informatique non répertoriée au sein du logiciel de gestion des ressources humaines Oracle PeopleSoft. Ce point d’accès a permis aux pirates de pénétrer l’environnement cloud gouvernemental AWS GovCloud afin de télécharger entre deux et trois téraoctets de documents confidentiels. Un premier échantillon de cinq mille profils transmis aux journalistes contenait des adresses postales, des dates de naissance, des numéros de téléphone et des informations sur les conjoints, vérifiés avec succès grâce à des outils de recherche en sources ouvertes.
Contrairement à leur méthode habituelle d’extorsion financière, les membres du collectif affirment n’exiger cette fois-ci aucun paiement et accordent un délai de sept jours à l’institution pour retirer un document officiel qui les accuse de fausses déclarations et d’intimidations téléphoniques. La détention de ces identités et coordonnées familiales est potentiellement problématiques car elle pourrait exposer des agents de terrain et revet certainement un intérêt certain pour des services de renseignement étrangers. Cette intrusion représente la seconde compromission d’un système fédéral cette année comme le rappelle l’article de TechCrunch.
L'essentiel Cybersécurité, IA & Tech
Rejoignez la communauté. 3 fois par semaine, recevez l'analyse des tendances par Marc Barbezat. Pas de spam, juste de l'info.
Pour approfondir le sujet
Faux recrutements sur LinkedIn : le FBI et le MI5 alertent
Une nouvelle alerte dénonce des campagnes de faux recrutements sur LinkedIn, où le FBI et le MI5 s'associent pour avertir les professionnels ciblés. Lire la suite
Serveurs, API, temps de veille...
DCOD est indépendant et sans revenus. Soutenez le site pour l'aider à couvrir ses frais techniques.
