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Kia Boyz : la faille USB qui force Hyundai et Kia à dépenser 500 M$

  • Marc Barbezat
  • 28 décembre 2025
  • 6 minutes de lecture
Image nocturne montrant une personne à l'intérieur d'une Hyundai Ioniq 5, connectant un appareil à un ordinateur portable affichant du code. Une Kia EV6 est garée juste devant, et une voiture de police est visible en arrière-plan sur une rue mouillée. Cette scène illustre le problème de la faille de sécurité USB affectant certains véhicules Hyundai et Kia.
Popularisée par les Kia Boyz, une faille de démarrage via USB pousse Hyundai et Kia à financer pour 500 M$ réparations et indemnisations massives.

TL;DR : L’essentiel

  • Hyundai et Kia vont équiper gratuitement environ neuf millions de voitures américaines, produites entre 2011 et 2022, d’une bague en zinc autour du barillet de démarrage, une opération pouvant atteindre 500 millions de dollars.
  • Les vols exploitent l’absence d’antidémarrage électronique sur de nombreux modèles, un défaut permettant de démarrer avec un simple câble USB, popularisé par des vidéos virales ayant entraîné une flambée de vols et d’accidents mortels.
  • Un mouvement informel d’adolescents, les « Kia Boys », vole principalement des Kia et Hyundai pour des rodéos urbains filmés, faisant exploser les statistiques de vols à Columbus, Milwaukee et dans d’autres villes américaines. Les « Kia Boyz », comme ils se font appeler, sont au cœur de ce phénomène.
  • Après un premier accord collectif de 200 millions et un correctif logiciel partiel, des autorités locales dénoncent désormais une « crise » de sécurité publique née d’arbitrages industriels et amplifiée par les réseaux sociaux.
▾ Sommaire
TL;DR : L’essentielUn défaut de conception transformé en « défi » viral sur les réseaux sociaux« Kia Boys » : un phénomène de culture urbaine plus qu’un réseau criminel classiqueA lire aussiVoitures connectées : les bons réflexes pour vos données personnelles

L’affaire des « Kia Boyz » cristallise un problème résiduel entre choix industriels contestés, viralité des réseaux sociaux et vulnérabilités. Pendant des années, certains modèles de Kia et Hyundai ont été commercialisés sans antidémarrage électronique, un dispositif pourtant largement standardisé dans l’industrie. Résultat : des millions de véhicules se sont retrouvés exposés à une méthode de vol aussi rudimentaire qu’efficace, transformée en phénomène culturel en ligne, avec des conséquences dramatiques sur la sécurité routière et la charge pesant sur les forces de l’ordre.

Selon The Verge, les deux constructeurs ont accepté, dans le cadre d’un accord avec des dizaines d’États américains, de financer des réparations physiques sur environ neuf millions de voitures, vendues entre 2011 et 2022 et dépourvues de technologies anti-vol modernes. La solution retenue est l’ajout d’une bague en zinc autour du cylindre de démarrage, censée empêcher l’insertion d’un objet, comme un câble USB, pour tourner le contact. Le coût total de cette opération pourrait atteindre 500 millions de dollars, auxquels s’ajoutent plusieurs millions de dollars destinés à indemniser les propriétaires dont les véhicules ont été endommagés lors de vols ou de tentatives de vol.

Ces mesures s’ajoutent à un premier accord collectif, conclu en 2023, portant sur 200 millions de dollars pour régler une action de groupe intentée par des propriétaires estimant que l’absence d’antidémarrage électronique rendait leurs voitures anormalement vulnérables. Les constructeurs avaient alors commencé à déployer une mise à jour logicielle simulant un antidémarrage, réduisant une partie des vols, sans toutefois les faire disparaître. À l’origine, les protections mécaniques supplémentaires, comme la bague en zinc, n’étaient proposées qu’aux véhicules inéligibles à la mise à jour logicielle. Désormais, ce dispositif sera déployé plus largement et gratuitement sur des millions de voitures supplémentaires, signe de l’ampleur du problème et de la pression exercée par les autorités locales.

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Un défaut de conception transformé en « défi » viral sur les réseaux sociaux

Le cœur technique du scandale se situe dans le système de démarrage de certains modèles Kia produits entre 2011 et 2021 et de modèles Hyundai fabriqués entre 2015 et 2021. Sous le barillet de contact se trouve un petit ergot mécanique, suffisamment accessible pour être tourné avec un simple embout de type USB-A, une fois le carénage de la colonne de direction arraché. Concrètement, un voleur n’a besoin que de briser une vitre, de forcer le plastique autour du volant, puis d’insérer un chargeur de téléphone ou un adaptateur USB pour actionner ce mécanisme et démarrer le moteur.

Cette vulnérabilité aurait dû être compensée par un antidémarrage électronique, parfois appelé « immobilizer » : un dispositif qui empêche le moteur de se lancer si la clé, ou le signal électronique associé, n’est pas reconnu. Dans de nombreux pays, ce type de protection est réglementé et obligatoire sur les véhicules récents. Un vidéaste spécialisé, cité dans un second article de The Verge, souligne par exemple que des versions similaires de ces modèles vendues au Canada sont équipées d’antidémarrage, ce qui laisse penser que l’absence de ce dispositif aux États-Unis relève davantage d’un arbitrage de coûts que d’une impossibilité technique.

Cette combinaison d’un défaut mécanique facilement exploitable et de l’absence d’antidémarrage électronique a été massivement amplifiée par les réseaux sociaux. Des vidéos détaillant la méthode de vol, parfois présentées comme des tutoriels implicites, se sont multipliées sur TikTok, YouTube, Snapchat et d’autres plateformes. On y voit des voitures voler par-dessus des talus, déraper dans des quartiers résidentiels, frôler des véhicules en stationnement ou percuter des trottoirs, le tout souvent monté sur fond de musique glorifiant le vol de ces marques précises.

Dans certaines villes, cette viralité s’est traduite en statistiques alarmantes. À Columbus, dans l’Ohio, environ 3 500 vols de voitures ont été enregistrés en 2019. À la mi-année suivante, ce chiffre dépassait déjà les 4 000, avec en quelques semaines un rythme moyen d’environ 17 Kia et Hyundai volées chaque jour.

À Milwaukee, les autorités ont constaté un bond de quelque 3 500 véhicules volés en 2019 à près de 10 500 en 2021, la part de Kia et Hyundai passant de 6 % à 67 % des vols recensés. Un procureur général d’État, à l’origine de l’enquête ayant mené au dernier accord, a parlé d’une « crise » née dans une salle de réunion, relayée par internet et aboutissant à des accidents mortels impliquant des voitures dérobées.

Illustration montrant une voiture Hyundai et une Kia vulnérables à une faille de démarrage exploitée via un câble USB, symbolisant une attaque simple détournant l’absence d’antidémarrage électronique.

« Kia Boys » : un phénomène de culture urbaine plus qu’un réseau criminel classique

Le terme « Kia Boys » ne désigne pas un gang structuré, mais plutôt une étiquette recouvrant une multitude de groupes d’adolescents, majoritairement âgés de 12 à 15 ans, qui se sont approprié ce mode de vol comme une forme de défi, de divertissement, voire de marque identitaire. Le phénomène est particulièrement présent dans des quartiers économiquement défavorisés, comme certaines zones de Columbus, où des jeunes, trop jeunes pour travailler légalement et lassés des confinements liés à la pandémie, ont trouvé dans ces joyrides une activité à la fois risquée et valorisée en ligne.

Sur les plateformes audio et vidéo, des morceaux de rap et des clips accumulent des centaines de milliers d’écoutes et de vues en célébrant explicitement le vol de Kia et Hyundai. Des vidéos virales montrent des conducteurs masqués exhibant leur maîtrise de véhicules volés, tandis que les commentaires et partages alimentent la notoriété du label « Kia Boys » ou « Real Kia Boys », selon les villes. Le succès de ces contenus repose sur une logique de « quête de visibilité » : plus la voiture est voyante, plus la conduite est spectaculaire, plus le compteur de vues grimpe.

Les forces de l’ordre décrivent ces voleurs comme distincts des réseaux de vol de voitures traditionnels, souvent motivés par le recel ou la revente de pièces détachées. Les « Kia Boys » utilisent les véhicules presque exclusivement pour des rodéos urbains, avant de les abandonner, fréquemment accidentés, dans des jardins ou sur des parkings. Souvent, peu d’objets de valeur disparaissent à l’intérieur des véhicules, ce qui confirme l’absence de motivation financière structurée. Des groupes plus violents, cités dans certaines enquêtes locales, exploitent eux aussi la faille des Kia et Hyundai, mais les associent à des vols à main armée ou à d’autres délits graves, ce qui les distingue nettement des bandes d’adolescents avides de sensations fortes.

Pour les concessionnaires et les garages agréés des deux marques, l’impact est considérable. Des responsables de services après-vente décrivent des ateliers saturés de véhicules accidentés, avec des délais pouvant atteindre plusieurs mois pour obtenir les pièces nécessaires aux réparations. Dans les quartiers les plus touchés, il devient rare de croiser un véhicule de ces marques sans gros antivol de volant visible à travers la vitre, signe de la méfiance croissante des propriétaires et de la perception d’une menace devenue quasi permanente.

Face à cette situation, Hyundai et Kia promettent désormais que tous leurs futurs modèles seront dotés d’un antidémarrage électronique de série 😉 . Les réparations gratuites, la mise à jour logicielle déjà engagée et les indemnisations financières marquent un tournant pour les constructeurs, contraints de revoir leurs arbitrages en matière de sécurité et de coûts. Pour autant, la dynamique sociale et culturelle enclenchée par le phénomène « Kia Boyz » montre qu’une faille technique, lorsqu’elle rencontre des inégalités sociales et la puissance de diffusion des plateformes, peut rapidement dépasser le terrain industriel pour devenir un enjeu majeur de sécurité publique.

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